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"Helleg Famill" (en livre)

"Lorsque je pus suivre 'Hänk dech dach nëmmen op!' à la télévision ou la générale sans public de 'Dës Kéier kraacht et', je me sentis tout à fait à l’intérieur d’une tragédie réaliste qui ne fait que reproduire fidèlement les banalités vides de sens et cruelles qui caractérisent l'enfer quotidien de maintes familles de chez nous.
Lorsque je vis la même pièce le soir de la première, les nombreux rires du public changèrent le ton de la pièce et en ralentirent le rythme, si bien que ce fut davantage la farce que la tragédie. (…) l’atmosphère dans la salle fut donc chaleureuse, alors qu'on l'aurait souhaitée grinçante... pour mieux ressembler au menu (de première communion) qui allait suivre.
Dommage pour l'auteur qui en tirera toutefois la conclusion positive que ce qu'il avait dit dans ses deux premières pièces était dit bien à propos et tombe dans des oreilles bien ouvertes. Je donne donc raison à Guy Wagner d'avoir choisi le théâtre dit ' traditionnel' pour s'adresser au public luxembourgeois et pour se faire comprendre.
Si je dis 'traditionnel', je pense 'tragédie bourgeoise', car mes associations spontanées face ä la trilogie de la 'Sainte Famille' ont été Hebbel et Ibsen: c'est le personnage fort et humain de Louise qui m’a fait penser à Ibsen, auteur qui pour moi a gardé toute sa fraîcheur; c'est le 'remake' à mes yeux réussi par Kroetz de Maria Magdalena malheureusement toujours actuelle - de Hebbel, qui a bien plus vieilli, qui m'a rendu ä l’évidence que pour tel public la 'bürgerliche Tragödie' reste le seul catéchisme qu'il sache lire. (…)
C’est la famille luxembourgeoise, bourgeoise et chrétienne tout crachée, le modèle standard de type 'un peu parvenu', 'un peu aisé' et 'un peu cultivé', mais rien qu' 'un peu' 'que prônent les infectes séries télévisées d'outre-Atlantique, et que jalousent et copient les séries européennes, qui sont l’encyclopédie du savoir-vivre contemporain de bien de chez nous. - Mais c'est aussi toute cette famille occidentale et chrétienne qui lave le péché du commerce sexuel, qui procrée le genre humain, qui sauvegarde et transmet le patrimoine de la horde, qui est la cellule de l'Etat et le pourvoyeur de l’armée et de l’économie. (…)
Que de cinq journalistes qui ont réagi à la deuxième piece de Guy Wagner quatre aient été des femmes (positivement intéressées à la pièce) et que le seul homme ait crache tout son venin se passe de commentaire. Nous n'en sommes pas encore à bout de cette famille qui est !e lieu du matériel et de la matière plutôt que de l'amour et de l'affection, entre époux, entre parents et enfants.
Une documentation hautement intéressante remplit les pages 167 à 211 de la trilogie de Guy Wagner publiée maintenant chez les Editions Phi. Devant les tribunaux la 'bonne presse' avait gagné le procès, mais la discussion ä la base montre un autre résultat.

John Wecker (Lëtzebuerger Land)

"Luxemburgisches Theater, geschrieben für ein luxemburgisches Publikum, für Herrn oder 'Meeschter' Jedermann. Keine verzwickte Intrige. Keine proustische Seelenzergliederung. Naturalismus im Dienste von Entblößung, von Bloßstellung, von mehr Wahrheit, mehr Aufrichtigkeit. Daher auch eine klare Sprache, die der linguistischen Realität unserer Zeit weitgehend entspricht und zugleich Feinheiten bringt, die man schon verloren sein befürchten dürfte: ich will etwa auf den nicht formelharten Gebrauch von Konjunktiv I in Hauptsätzen verweisen - eine Herrlichkeit!"

Paul Kremer (tageblatt) - Texte complet

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  Illustration




Couverture de "Helleg Famill"
Sérigraphie de Emile Kirscht


LOUISE:
... Ech hat et laang déck do sëtzen, gleef mer es. Mee haut de Mëtteg, du wousst ech op eemol... ganz stënterlech ... wéi s de dem Brigitte dat vum „Respekt virun sech selwer" gesot hues ... du gouf et e Knacks bei mir, an ech wousst: Wann ech nach e besse Respekt viru mir selwer sollt hunn, da misst et eraus ... Da misst ech dei houre Fassad do erofkrazen, a wann ech mer d'Fangere géif bluddeg dru schannen ..."
(aus: EE WÉI DEEN ANEREN)

BRIGITTE:
't ass dach net mënscheméiglech. Lo well ee schon datselwecht wéi s du maachen: de Mond halen, weent dem leiwe Fridden! ... Du mengs, du misst ... Do gesäit een awer, wéi mir getrimmt sinn ... „Chiens de Paviov": Mir fänken och un ze sabbele, wann eng Schell geet! ... Dat as dach net auszehalen, dat do. Herrgottnachmol, d'Liewen as dach nach eppes anescht wéi dat do ... A wou si mer dann?
(aus: HÄNK DECH DACH NËMMEN OP!)

VIC:
An dofir hätt ech gär, datt dat Kapitel elo ofgeschloss ass, a ween nach mengt, säi Pefferkäerchen do misse bäizeleeën, kann et maachen, awer net méi heibannen ... Dobaussen, a fir zerguttst. Ass dat verstanen? ... Bon, da kënne mer lo de Kaffi drenken.
(aus: DËS KÉIER KRAACHT ET)

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